Le karaté-do

Né officiellement dans la première moitié du 20e siècle, le karaté est en réalité le fruit d'une longue et lente maturation qui a débuté en Chine voilà plusieurs siècles. Son périple à travers les différentes contrées d'Asie l'a enrichi et nourri jusqu'à former un art martial assez proche de celui que l'on connaît aujourd'hui.

L'histoire retient Gichin Funakoshi comme père du karaté moderne, même s'il se décrit lui-même plus comme un vulgarisateur et un passeur. Après la Seconde Guerre mondiale, le karaté, comme beaucoup d'autres arts martiaux, a quitté le Japon qui lui avait donné sa forme et ses codes pour se répandre dans le monde entier. Les experts ont essaimé dans de nombreux pays où ils ont planté les germes du karaté tel que nous le connaissons de nos jours.

Aujourd'hui, tenants de l'art martial et amateurs du sport de combat se revendiquent tous d'un même lignage. Toutefois, quelle que soit la position adoptée, il est au moins une chose dont chacun est certain : le karaté est là pour apprendre à l'individu à mieux vivre et à mieux s'accepter. C'est cette ambition d'aller au-delà du simple exercice physique qui explique le "Do" accolé à son nom. Le "Do", la voie, le chemin, est là pour indiquer que le karaté se veut également une éthique de vie, un support moral que chaque pratiquant est invité à respecter. Cette notion se résume parfaitement dans l'un des "commandements" que nous a laissés Gichin Funakoshi : "Karate ni sente nachi" (Il n'y a pas d'action offensive en karaté).